Ma relation avec l’échec

Jour 15 du #defi30joursecriture: Écrire 2000 mots (malheureusement je n’ai pas pu mettre ici pour des raisons personnelles, l’entièreté de ce texte).


J’ai grandi dans un environnement ou (bien que ce ne soit pas explicitement requis), on attendait de nous (ma fratrie et moi) qu’on ait du succès. Qu’on soit de bons élèves à l’école, qu’on ait de bonnes notes, etc. Et sans qu’on le veuille, une pression invisible, mais bien présente s’est construite autour de nous.

Je crois que je la ressens encore cette pression. Jusqu’à ce jour, l’une de mes plus grandes peurs est que l’un de mes parents dise qu’il est déçu de moi.

Et (peut être inconsciemment) j’exerce la même pression sur mes petites sœurs. J’attends systématiquement d’elles qu’elles soient meilleures que moi je l’étais à l’école. Je “leur en veux” quand j’apprends qu’elles n’ont pas eu de bonnes moyennes en classe. Et souvent, je m’en veux à moi aussi d’avoir à leur imposer cette pression silencieuse.

Je pense que j’ai réellement commencé à faire face à mes peurs cette année. Ça peut sembler très tard. Ou vous pouvez vous demander : tu as fait comment tout ce temps ? Eh bien, je m’esquivais, je fuyais, ou bien je faisais tout simplement ce qu’on attendait de moi.

Ça a bien marché pendant un temps. Puis il y a deux ans environ, j’ai pris des décisions qui allaient totalement à l’opposé de ce que mes parents attendaient de moi. J’ai fait d’autres choses que ce qu’ils considéraient comme la bonne marche à suivre. J’ai fait mes propres erreurs, celles que j’ai moi-même choisies. Et j’ai aussi eu mes propres succès.

Puis il y a eu une série de rencontres, d’opportunités qui m’ont poussé à voir les choses sous un autre sens. J’ai finalement compris *pourquoi j’avais peur*.

Ce n’était l’échec en lui-même qui me terrifiait. C’était plutôt ce que les autres personnes penseraient si j’échoue.

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