Leslie voulait en finir

Jour 10 du #defi30joursecriture: Écrire une histoire courte en 20 minutes.


Elle était assise toute seule au bar ce soir-là. Sur son visage on lisait la désolation et le désespoir. Et les nombreuses bouteilles de bières qu’elle a ingurgitées n’ont rien changé à son état.

Leslie avait eu en effet une rude journée. Entre la perte soudaine et brutale de son emploi, sa mère qui était en soins intensifs et les invectives de son propriétaire pour quelle quitte son appartement, elle avait fini par se résigner.

Alors, ce soir-là Leslie a quitté pour la dernière fois son travail, avec l’intention de trouver une solution à ses problèmes ou d’en finir, quel que soit ce que cela signifierait.

Après trois heures de beuverie, elle se décida enfin à mettre son plan à exécution.

Elle sortit du bar, s’aventura pendant une trentaine de minutes sans but dans la ville, et presque machinalement, ses pieds la conduisirent sur le grand pont de la ville.

À cet instant-là tout lui sembla clair. L’évidence venait de se présenter à elle. Elle devait en finir. Mettre fin à ses jours.

Toute tremblante, elle monta sur le rebord du pont, ferma les yeux pour quelques secondes, et se prépara à se jeter dans le vide.

Tout doucement, Leslie ouvrit les yeux. Elle avait un gros mal de crâne et ne se souvenait plus de grand-chose de la veille. Elle se rappelait seulement être allée à ce bar, puis qu’une main la happait violemment alors qu’elle tombait.

Assis sur le rebord de son lit, Otto la regardait d’un œil triste. Une larme coulait le long de visage. Puis, sans mot dire, il la prit dans ses bras, et, tous deux, ils se mirent à pleurer.

Je suis fier de toi

Jour 9 du #defi30joursecriture: Célébrer ses victoires.


Parfois tu doutes, parfois tu as peur.
Parfois tu improvises, ou tu te ravises.
Mais dans tous les cas, tu fais ce qui comptes pour toi, et ce en quoi tu crois.
Il y a des fois où tu te surprends toi-même.
Et d’autres fois c’est la vie qui te surprend.

Si je ne devais en choisir qu’un

Jour 8 du #defi30joursecriture: Faire un compliment à un autre auteur.


Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait sans doute toi, Jules Verne. C’est fou à quel point tes œuvres ont forgé mon imaginaire.

Tu as cet art de faire voyager tes lecteurs dans ton monde. En te lisant, on peut sentir le souffle chaud des créatures antédiluviennes de « Voyage au centre de la terre » sur notre dos, partager le courage de Joam dans « La Jangada », ou encore s’émerveiller devant la passion violente du capitaine Nemo dans « Vingt Mille Lieues sous les mers ».

Quoi qu’on en dise, tu resteras pour moi l’un des grand maître du genre fantastique.

❤️

Marches, cours, voles, et côtoies le divin

Jour 7 du #defi30joursecriture: Écrire un poème sur le courage.


Marches, cours, voles, et côtoies le divin,
Parfois, ce dont tu as besoin, c’est d’un peu plus de hauteur,
Et quand tu penseras que tes efforts sont vains,
Rappelles toi, que toi aussi tu auras ton heure.

Dans les plaines ardues, marches la tête haute,
Aux obstacles, ne tourne pas le dos,
Parce qu’après tout, ce n’est pas de ta faute,
Si demain ne vient jamais assez tôt.

N’abandonne pas même quand c’est dur,
Le succès souris à ceux qui continuent,
Et si tu décides de continuer l’aventure,
Tes détracteurs, finalement tomberont des nues.

C’est chez moi

Jour 15 du #defi30joursecriture: Décrire son dernier lieu de vacances.


C’est chez moi. C’est les seuls mots les plus précis que je trouve pour décrire Parakou. C’est la ville la plus accueillante du monde. J’y suis né, j’y ai grandi, mes attaches s’y trouvent.

Quand je ferme les yeux et que je pense à Parakou, je pense à la chaleur. Pas la chaleur liée à la température, plutôt celle de la convivialité.

Quand on entre dans Parakou, c’est comme ci toute la ville nous prenait dans ses bras pour nous souhaiter la bienvenue, et nous souhaiter un bon séjour.

Une autre image qui me vient en tête quand je pense à Parakou : c’est une ville épicée. Pas seulement à cause de la nourriture (qui est riche, relevée et diversifiée), mais aussi à cause de ses habitants.

Parakou, c’est chez moi !

Alunissage dans 3… 2…. 1

Jour 5 du #defi30joursecriture.


21 juillet 1969. Apollo 11 a été une réussite. Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins venaient de réussir l’une des missions les plus audacieuses de l’espèce humaine : se poser sur la lune.

Alors que Neil descendait du module de commande du vaisseau spatial, une violente secousse se fit sentir. Mais rien de trop grave : « Cela doit être dû aux variations de température de la croûte lunaire provoquées par notre atterrissage » se dit-il. Il finit par complètement descendre, et pendant quelques secondes admira la merveilleuse offerte par cette planète encore inconnue de l’homme.

C’est à ce moment que survint la tragédie. Celle qui est restée longtemps dans les mémoires et dont les médias de l’époque parlèrent de longues années durant.

La petite secousse de « rien du tout » était en fait un violent séisme. Neil vu brusquement soulevé de la lune par la force du tremblement. Le vaisseau quant à lui n’a pas résisté au choc. Il se disloqua rapidement, et on pouvait voir les différents compartiments voler en éclat.

Buzz et Michael n’eurent pas le temps de faire quelque choses. Ils moururent sur le coup.

Quant à Neil, sa combinaison se déchira, et il finit également par mourir asphyxié.

C’est ainsi que prit fin ce qui fut qualifié plus tard du plus grand fiasco de l’histoire de l’exploration spatiale.

Quand, quelques jours plus tard, les chercheurs de la NASA se penchèrent sur les causes de cet accident, il s’avéra qu’ils avaient mal calculé la trajectoire de la fusée, et donc fait poser les trois braves hommes sur une face de la lune avec une forte activité sismique.

Les sneakers et moi

Jour 4 du #defi30joursecriture.


Les sneakers et moi c’est une belle histoire d’amour qui a commencé il y a quelques années. Ils représentent le style de chaussures que j’affectionne : pas trop formelles, suffisamment confortables, et en même temps assez chics pour s’adapter à une multitude de styles vestimentaires.

Je me rappelle encore très bien de la première paire de sneakers que j’ai moi-même achetée. C’était des Nike Air Max 270. Noires. Je les ai encore.

Depuis cette première paire, je n’ai pas arrêté d’en acheter de nouvelles ; et j’ai fini par devenir addict.

Donc, normal que je me retrouve avec pleins de compte Instagram de sneakers sur mon feed.

Elle voulait juste apprendre

Jour 3 du #defi30joursecriture.


Quand elle s’approcha, timide, des petits humains, ils se mirent à hurler en s’enfuyant. Hurre n’a jamais compris pourquoi les humains ne l’aimaient pas.

Quand, trois mois auparavant, elle surprit une conversation de son père qui planifiait l’invasion sur le peuple des terriens, elle était toute heureuse. Elle allait enfin pouvoir découvrir de nouvelles espèces.

Hurre a toujours été une Namek curieuse, contrairement aux autres enfants de son peuple. Alors que semblables passaient le plus clair de leur temps à jouer à la guerre, elle se plaisait dans la Grande Salle d’Astronomie, devant le puissant télescope, à sonder l’univers infini.

Sa déception fut donc des plus grandes quand, après avoir convaincu son père de l’amener avec elle sur Terre, les enfants humains qu’elle voulait tant voir ne lui prêtaient pas l’intérêt qu’elle aurait voulu.

Maintenant, elle errait sans but dans les rues sombres du quartier général. Et c’est là qu’elle le vit pour la première fois. Tout comme elle, lui aussi était scotché, roulant ses beaux yeux noirs de curiosité.

Jour 2 : Elle est belle et je l’aime comme ça

Jour 2 du #defi30joursecriture.


Dans tout ce texte, le mot « elle » fait mention à mon écriture.

J’aime à me définir comme une personne d’un naturel rêveur, la tête dans les étoiles. Et c’est une caractéristique dont mon écriture a hérité. Elle va et elle vient au gré de mon imagination.

Elle est riche et diversifiée. Elle s’illustre tant pour parler d’histoires imaginaires que pour parler de déboires amoureux, de questions existentielles ou de ma technologie favorite. C’est une citoyenne du monde et de l’univers.

Elle a sa propre conscience. On ne voyait pas celle là venir n’est ce pas ? Oui, mon écriture a sa propre conscience. Elle va et vient au gré de ce que celle ci lui dicte. Parfois, elle est douce, conciliante, et d’autres fois, violente, cinglante ou agressive.

Mon écriture est rêveuse , la tête dans les étoiles.

Elle est riche et diversifiée.

Elle a sa propre conscience. Elle va et vient au gré de ce que celle ci lui dicte. Parfois, elle est douce, conciliante, et d’autres fois, violente, cinglante ou agressive.

Jour 1 : Elle était venue trop tôt

Jour 1 du #defi30joursecriture.


On était en plein hiver ce soir là en ce mois de mars dans la petite commune de Rodemack. Quand elle a sorti la tête de son cocon, elle a tout de suite été frappée par ce vent froid et glacé qui caractérise les hivers dans l’est de la France.

C’est à ce moment qu’elle comprit : je suis venue trop tôt. En effet, notre jeune pomme était prématurée. Elle a poussé cinq mois plus tôt, pendant que la neige avait partout élu domicile. Maintenant, elle allait devoir s’en remettre à Madame la Chance pour espérer survivre. Même si, au fond, elle savait qu’il n’y avait plus trop d’espoirs.

Alors, pour les quelques heures qui lui restaient à vivre, elle essaya de penser à la vie d’une pomme normale, venue à la bonne période ; c’est le seul réconfort que les souvenirs enfouis dans son patrimoine génétique lui offrait.

Elle pensa au soleil frappant délicatement la peau de ses futurs semblables, à ces douces pluies qui leur apporteront un peu de fraîcheur et au sourire du fermier quand sera venue l’heure de la récolte.

Puis lentement, en silence, elle s’endormit pour ne plus jamais se réveiller.